יֵשׁוּעַ הַמָּשִׁיחַ בֶּן־דּוִד

הַמֶּלֶךְ



נָבִיא אָקִים לָהֶם מִקֶּרֶב אֲחֵיהֶם כָּמוֹךָ וְנָתַתִּי דְבָרַי בְּפִיו וְדִבֶּר אֲלֵיהֶם אֵת כָּל־אֲשֶׁר אֲצַוֶּנּוּ


לעלוי נשמת

Karen Yemima bat Rosa Cecilia

Yael Yekutiel

Erez Orbach

Shir Hajaj

Shira Tzur

רפואה שלמה

Lizzie bat Sarah



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mardi 7 mars 2017

Hag haPourim - פּוּרִים‎


Résumé de la Fête de Pourim


"Car Haman, fils d'Hammedatha, l'Agaguite, ennemi de tous les Juifs, avait formé le projet de les faire périr, et il avait jeté le "pour", c'est-à-dire le sort, afin de les tuer et de les détruire;mais Esther s'étant présentée devant le roi, le roi ordonna par écrit de faire retomber sur la tête d'Haman le méchant projet qu'il avait formé contre les Juifs, et de le pendre au bois, lui et ses fils.
C'est pourquoi on appela ces jours Pourim, du nom de pur. D'après tout le contenu de cette lettre, d'après ce qu'ils avaient eux-mêmes vu et ce qui leur était arrivé, les Juifs prirent pour eux, pour leur postérité, et pour tous ceux qui s'attacheraient à eux, la résolution et l'engagement irrévocables de célébrer chaque année ces deux jours, selon le mode prescrit et au temps fixé.
Ces jours devaient être rappelés et célébrés de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville; et ces jours de Pourim ne devaient jamais être abolis au milieu des Juifs, ni le souvenir s'en effacer parmi leurs descendants" (Esther 9:24-27)

1) Écouter la Méguila/l'histoire d'Esther, de préférence dans une synagogue, le Chabbate 11 au soir et  le dimanche 12 au matin, comme il est dit :

"Ces jours de Pourim doivent être rappelés et célébrés de génération en génération , dans chaque famille [...] ces jours de Pourim ne doivent jamais être abolis parmi les Juifs, ni le souvenir s'en effacer parmi leurs descendants" (Esther 9:28)

2) Matanot Laevyonim : faire un don d'argent à deux pauvres différents le jour même
"L'on distribue des dons aux indigents" (Esther 9:22)

3) Michloa’h Manot : envoyer au moins 2 mets (2 aliments ou 1 aliment + 1 boisson) à 1 personne (ou plus suivant les moyens de chacun)
"L'on s'envoie des portions les uns aux autres" (Esther 9:22)

4) Michté : faire un festin le jour de Pourim (vin, viande, bons plats, etc)
"Ils en firent un jour de festin et de joie" (Esther 9:17)

5) Jeûne d'Esther le jeudi, du lever au coucher du soleil (pour les hommes, femmes, et enfants bat mitsva (fille 12 ans et +) et bar mitsva (garçon 13 ans et +), en souvenir du jeûne que fit Israël pour qu'il soit délivré et sauvé de la destruction totale
6) Don du souvenir du demi-shekel, comme il est écrit :

«Ce tribut, présenté par tous ceux qui seront compris dans le dénombrement, sera d’un demi-sicle, selon le poids en cours dans le Sanctuaire; … le demi-sicle sera l’offrande réservée à HaShem» (Shémot/Exode 30, 13)
 

lundi 27 février 2017

Pourim 2017 - פּוּרִים



La Fête de Pourim approche, et plusieurs mitsvot/commandements sont à accomplir !

1) A l’époque du Temple, chaque Juif devait offrir un Demi-Shékkel par an. Cet argent servait à financer l’achat des bêtes pour les différents sacrifices expiatoires durant toute l’année.
De nos jours, nous avons la coutume de donner également une somme d'argent à la Tsédaka en souvenir du Demi-Shékkel.

Pour donner votre demi-shekkel (5 euros), cliquez ici ! 

2) Nous avons le devoir (Mitsva) de faire un don à 2 pauvres à l'occasion de Pourim. Ce commandement divin est appelé "Matanot Laevyonim". Cette somme d'argent doit être remise aux nécessiteux le jour-même de la fête. 

Pour donner la tsédaka, la charité à deux pauvres pour Pourim, cliquez ici !

Bonne Fête de Pourim à tous =)

vendredi 19 décembre 2014

Hanoukkah - חג החנוכה


Hanoukkah

חג החנוכה Hanoukkah est une Fête mise en place par nos Rabbis pour commémorer deux grands miracles : la victoire militaire d'une poignée de Juifs sur l'envahisseur Grec, et la Ménorah (chandelier) qui a vu son huile brûler 8 jours au lieu d'un, HaShem montrant par là qu'Il réhabilitait Son Temple dans la Capitale d'Israël. Durant 8 jours, nous allumons une succession de bougies pour rappeler cet événement.

Nous voyons dans la B'rit Hadasha, l'Alliance Renouvelée, que notre Rabbi, Yéshou'a, était présent dans le Temple à Yéroushalayim/Jérusalem lors de cette Fête. En effet, comme le reste du peuple, jusqu'à aujourd'hui, il a lui-même obéi à l'injonction des Maîtres d'Israël, disant lui-même, à propos des enseignants de Torah :

« Quoi qu'ils vous disent, faites-le » (Mattityahou/Mathieu 23:3)
La version syriaque de Mathieu est encore plus précise que le grec sur ce passage : « Les scribes et les Pharisiens sont assis sur le siège de Moshé/Moïse, pratiquez, écoutez (ou prêtez attention) et observez toutes choses qu’ils vous disent »* (voir « complément » plus bas).

Car il est écrit :

« Tu te conformeras à la Torah qu'ils t'enseigneront, et à la sentence qu'ils auront prononcée. Tu ne te détourneras de ce qu'ils te diront ni à droite ni à gauche » (Devarim/Deutéronome 18:11)

Mais quel message concret vient nous livrer cette Fête aujourd'hui ? Que veut-elle nous transmettre ?

Comme cela a été dit, il s'agit de la victoire des Juifs sur l'envahisseur Grec. Les Grecs, contrairement à beaucoup d'autres peuples, ne cherchaient pas la fin physique d'Israël, mais sa fin spirituelle, ils voulaient qu'Israël abandonne la Torah et l'Alliance éternelle afin de vivre comme les occidentaux. Comment ont-ils cherché à faire plier les descendants d'Avraham, Yitshack et Ya'aqov ? En leur interdisant, principalement, de pratiquer trois mitsvot/commandements : le Shabbat, la B'rit milah/circoncision et Rosh Hodesh (la sanctification de chaque nouveau mois, il s'agit de la nouvelle Lune).

Pourquoi ces trois-là précisément ? Car il s'agit des commandements principaux qui lient chaque Juif à son Créateur. Pour le Shabbat il est dit :

« Les enfants d'Israël observeront le Shabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre Moi et les enfants d'Israël un signe qui devra durer à perpétuité; car en six jours HaShem a fait les cieux et la terre, et le septième jour Il a cessé Son œuvre et Il a cessé » (Shémot/Exode 31:16-17)

Or, abolir le Shabbat revient à dire : « vous n'existez plus désormais, votre alliance a été rompue »

Le grand problèmes des Grecs (et de l'occident jusqu'à aujourd'hui) c'est qu'ils sont cartésiens à l'extrême, et n'acceptent que ce qu'ils peuvent comprendre avec leur tête. Prenons l'exemple de la Casheroute (aliments permis et interdits) : « Franchement, en quoi D. s'intéresse à ce qu'il y a dans mon assiette ? Qu'est-ce que cela lui fait que je mange du porc, que je mélange le lait et la viande ? »
Ou dans un autre domaine : « depuis quand le fait de porter un habit où le lin et la laine sont mélangés peut générer un obstacle dans ma vie spirituelle ? C'est crétin ! » (voir Deutéronome 22:11).

Pour le Grec, ce qui n'est pas compréhensible par son intelligence humaine est forcément « dépassé, ancien, inutile, débile », quand bien même cela sortirait de la « bouche » du Créateur Lui-même !

Mais rien ne peut être plus éloigné de la vérité. Prenons un exemple concret : une personne monte au dixième étage d'un immeuble et se jette par la fenêtre, que se passe-t-il ? Elle s'écrase en bas et meurt. Bêtement. Maintenant prenons une personne croyant en D., elle monte au dixième étage également et se jette dans le vide. Que se passe-t-il ? Elle s'écrasera de la même manière, bêtement elle aussi, et D. ne lèvera pas le petit doigt pour l'aider. Pourquoi ? Car dans Son monde, il a mis des lois en place. Celle-ci s'appelle la loi de la gravitation. La cause de cette loi est l'attraction des corps.

De la même façon qu'il existe des milliers de lois dans le monde physique, il existe des milliers de lois dans le monde spirituel. Si ces lois ne sont pas respectées, la personne s'écrasera dans le monde spirituel. On pourra répliquer à cela que ne le voit pas forcément, comme pour une loi de la nature. C'est exacte, et la réponse est très simple : pour préserver le libre-arbitre de l'homme. Car si tout pouvait se voir et se ressentir, il n'y a aurait plus de choix possible de la part de l'homme.

Mais il faut savoir que pour chaque loi abolie dans le monde spirituel, la personne s'ampute elle-même, et dans le monde futur, elle aura une très mauvaise surprise !

Et voici le pont central de Hanoukkah : il y a beaucoup de choses incompréhensibles dans les lois Divines spirituelles, et tant que le Roi Messie ne sera pas revenu, nous n'y comprendrons pas grand chose. Mais comme pour les lois physique, il est certitude : ça marche ! Cela explique l'éternité d'Israël, alors que les autres grandes puissances se sont effondrées au cours de l'histoire. Cela explique la réussite du peuple Juif dans tous les domaines, comment un petit pays en à peine soixante ans d'existence peut aujourd'hui réussir à rivaliser et même à dépasser les grandes Nations en science, en technologie, etc. Parce qu'ils ont le mode d'emploi spirituelle ! Leur « Newton » des temps anciens, Moshé Rabbénou, Moïse, leur a dévoilé ce qu'HaShem lui a enseigné. Et Yéshou'a, s'inscrivant dans la lignée de la plus pure Tradition Juive, a continué de porter le flambeau, et a donné le relais à tous ses frères, les Maîtres d'Israël, qui continuent la tâche, en attendant le Retour du Roi.


Israël, comme dans le reste de l'histoire, a su préserver le message Divin dans sa totalité et résister aux ténèbres Grecques. Aujourd'hui encore, ce peuple doit résister aux diverses Nations, aux diverses religions, qui tentent d'abolir la Torah, et soit de les supprimer physiquement, soit de les supprimer spirituellement en les assimilant. Mais fort heureusement, HaShem veille sur Son peuple et en ces derniers temps, nous voyons de plus en plus de Juifs revenir à la Torah, quitter toutes les Nations, idéologies, théologies et religions où ils ont été pour revenir à la Torah de leur Père qui est aux Cieux, et de plus en plus viennent au Rabbi Yéshou'a, le Messie, pour vivre la Torah comme il l'a vécue au quotidien. HaShem rugit de Tsiôn, et Son peuple répond à l'appel.

Les ténèbres de l'obscurantisme commencent, lentement mais sûrement, à se dissiper. Le peuple se rassemble, et très bientôt, tous fêteront Hanoukkah et les autres véritables Fêtes d'HaShem avec le Roi Messie, à Yéroushalayim. Très bientôt et de nos jours, amen !

Bonne Fête de Hanoukkah !

(*) Complément

Voici, à ce sujet, un extrait d'une superbe étude, où vous trouverez le lien ci-dessous.

« “Interroge ton père, et il te l'apprendra; et tes Anciens, et ils te le diront (deut.
32:7). Ce père, ces anciens doivent être interrogés. Mais tu n’a pas demandé à qui
appartient le temps du royaume, et à qui appartient le siège de la prophétie,
quoique lui-même [les] a désigné en disant: les scribes et les Pharisiens sont assis
sur le siège de Moïse, écoutez-les dans tout ce qu’ils vous disent (Mt. 23:2-3).
écoutez-les dit-il, comme étant les détenteurs de la clé du royaume, qui est la
connaissance, et qui est la seule qui peut ouvrir le portail de la vie, la seule à
travers qui on peut entrer dans la vie éternelle. Mais vraiment dit-il, ils possèdent
la clé, mais ne laissent pas [y entrer] ceux qui veulent y enter (Mt. 23:13)”
(Homélies 3:18) »

En effet, Yéshou'a dira bien aux Juifs : « écoutez-les et obéissez-leur », et d'un autre côte « faites attention au levain des proushim/pharisien ». Il n'y a en fait aucune contradiction. Les pharisiens étaient divisés en plusieurs sectes. Il y avait les bons pharisiens, comme le Messie lui-même, Rabbi Gamliel, Nakdimôn/Nicodème, Yossef d'Arimathée, et les mauvais, dont Rabbi Shaoul (Paul) a fait partie un temps, avant de devenir un pharisien « casher » si l'on peut dire ainsi. Cela est dit dans le Talmud : « Les rigueurs pharisiennes ruinent le monde ». Lesquelles ? Celle des mauvais pharisiens seulement car « il existe sept sortes de pharisiens », et le Talmud (Traité Sota) de décrire les pharisiens hypocrites, de la même façon que le Messie dans les évangiles.

Sources : Tanakh (TorahProphètesÉcrits)
B'rit Hadasha (MessieLettresRévélation)
Torah Orale
Étude sur l'évangile de Mathieu en syriaque : https://mon-partage.fr/f/KSFzQRte/

lundi 3 novembre 2014

Qui a les yeux bandés ?


Qui a les yeux bandés ?

Dans peu de temps, l'écrasante majorité des croyants Gentils (dits chrétiens) du monde fêteront « noël », la « naissance de Jésus ». Extrêmement peu fêteront Hanoukka, la Fête de la Dédicace, commémorant la victoire d'Israël sur les Grecs, Fête instaurée par les rabbanim et respectée par le Mashiah, le Messie Yéshou'a, lui-même.
Les Fêtes d'HaShem, les Saintes Convocations, sont abolies par les Gentils, mais les fêtes d'origines païennes et idolâtres sont célébrées. Dernièrement a eu lieu Soukkot, mais pas un mot dans les assemblées des Gentils. Or, ces-derniers sont concernés par Soukkot directement.

La Torah nous dit :

חַג הַסֻּכֹּת תַּעֲשֶׂה לְךָ שִׁבְעַת יָמִים בְּאָסְפְּךָ מִגָּרְנְךָ, וּמִיִּקְבֶךָ וְשָׂמַחְתָּ בְּחַגֶּךָ אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ וְעַבְדְּךָ וַאֲמָתֶךָ וְהַלֵּוִי וְהַגֵּר וְהַיָּתוֹם וְהָאַלְמָנָה אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ שִׁבְעַת יָמִים תָּחֹג לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ בַּמָּקוֹם אֲשֶׁר־יִבְחַר יְהוָה כִּי יְבָרֶכְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בְּכֹל תְּבוּאָתְךָ וּבְכֹל מַעֲשֵׂה יָדֶיךָ וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ שָׁלוֹשׁ פְּעָמִים בַּשָּׁנָה יֵרָאֶה כָל־זְכוּרְךָ אֶת־פְּנֵי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בַּמָּקוֹם אֲשֶׁר יִבְחָר בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבֻעוֹת וּבְחַג הַסֻּכּוֹת וְלֹא יֵרָאֶה אֶת־פְּנֵי יְהוָה רֵיקָם

« Tu célébreras la fête des cabanes durant sept jours, quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir et tu te réjouiras pendant la fête et, avec toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l'étranger, l'orphelin, la veuve qui seront dans tes murs. Tu fêteras ces sept jours en l'honneur d'HaShem ton Elohim, dans le lieu qu'il aura choisi; car il te bénira, HaShem ton Elohim, dans tous tes revenus, dans tout le labeur de tes mains, et tu pourras t'abandonner à la joie. Trois fois l'an, tous tes mâles paraîtront en présence de l'Adôn ton Elohim, dans l'endroit qu'il aura élu: à la fête des azymes, à celle des semaines et à celle des tentes. Et que l'on ne paraisse pas les mains vides en présence d'HaShem » (Devarim/Deutéronome 16:13-16) 

Nos Maîtres nous apprennent que 70 korbanot (« sacrifices ») étaient présentés dans le Temple durant la Fête, représentant les 70 Nations fondamentales (Israël étant la 71ème) devant le Créateur (Soukka 55b). Ceci nous apprend que Soukkot est la Fête par excellence de l'humanité tout entière. D'ailleurs, il est écrit dans Zékharyah ha'navi/Zacharie le voyant :

וְהָיָה כָּל־הַנּוֹתָר מִכָּל־הַגּוֹיִם הַבָּאִים עַל־יְרוּשָׁלִָם וְעָלוּ מִדֵּי שָׁנָה בְשָׁנָה לְהִשְׁתַּחֲו‍ֹת לְמֶלֶךְ יְהוָה צְבָאוֹת וְלָחֹג אֶת־חַג הַסֻּכּוֹת

« Et quiconque aura survécu, parmi tous les peuples qui seront venus contre Jérusalem, devra s'y rendre chaque année pour se prosterner devant le Roi, HaShem Tsévaôt, et pour célébrer la fête des Tentes » (14:16)

Les Nations ne monteront par à Yéroushalayim/Jérusalem parce que la « loi », la Torah est soit-disant un « joug », pas parce que c'est une obligation, mais elles reconnaîtront d'elles-mêmes que la Torah c'est la Liberté, la Porte qui ouvre les flux des Bénédictions Divines. Seules les plus entêtées et rebelles n'y monteront pas (à leur risque et péril).
Celui qui met en pratique la Torah, non seulement est justifiée par elle (Lettre aux Romains, 2:13 et Ya'aqov/Jacques 2:24) mais il se place sur la route qui mène droit à la Volonté Divine pour sa vie, et donc se place sous la Faveur d'HaShem.

Plus que ça : les personnes qui abolissent cette Fête, qui ne la pratique pas en connaissance de cause, ne font pas partie de l’Épouse du Messie (qui est Israël « dans la chair », donc le vrai, plus les Gentils qui sont greffés sur la Torah avec eux, par le Messie) il sont complètement rejetés. En effet, Yohanan/Jean, dans sa Révélation, nous enseigne :

« Je vis devant moi une grande foule, si importante qu'on ne pouvait la dénombrer, de toutes les Nations, tribus, peuples et langues [il s'agit des Gentils greffés parmi les Juifs sur Israël]. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches et de palmes d'arbres dans leurs mains » (Révélation 7:9).

Il se s'agit pas d'un bande de zouaves s'amusant avec des branches d'arbres, on parle ici des Gentils qui fêtent Soukkot avec Israël dans l'enceinte du Temple, dans le parvis qui leur est réservés (le Trône d'HaShem, qui est une image, se trouvant sur le Mont du Temple).

Et chaque détail de ce passouk/verset ne peut se comprendre qu'à la lumière du Judaïsme, de la Torah.

א] Pourquoi des palmes d'arbres dans les mains ? Car la Torah nous dit :

וּלְקַחְתֶּם לָכֶם בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן פְּרִי עֵץ הָדָר כַּפֹּת תְּמָרִים וַעֲנַף עֵץ־עָבֹת וְעַרְבֵי־נָחַל וּשְׂמַחְתֶּם לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם שִׁבְעַת יָמִים

« Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l'arbre hadar, des branches de palmier, des rameaux de l'arbre aboth et des saules de rivière; et vous vous réjouirez, en présence d'HaShem votre Elohim, pendant sept jours » (Vayiqra/Lévitique 23:40)

ב] Se tiennent debout : car durant Soukkot, nous lisons le Hallel (Téhilim/Psaumes 113 à 118) où l'on se tient debout et l'on agite dans un ordre précis les branches que nous tenons à la main dans les quatre directions (nord sud ouest est).

ג] Habillés en blanc : car Soukkot vient juste après Yom Kippour, le Jour des Expiations, où la coutume est de s'habiller en blanc, symbole de pureté et de téshouvah (repentance). De plus, il existe également la coutume de s'habiller en blanc le jour d'Hoshanna Rabbah, le dernier jour de Soukkot.

La Soukka des énergies constructives

Les deux mitsvot/commandements principaux de la Fête de Soukkot sont les ארבעת המינים, arba'at haminim (tenir et agiter les 4 espèces comme vu plus haut) et résider dans une cabane durant sept jours, cabane appelée soukka en hébreu. Approfondissons ce dernier point. En hébreu, trois mots possèdent la même valeur numérique (guématria) :

85 Milah (circoncision) → 5 + 30 + 10 + 40 → מילה
85 Péh (Bouche) 5 + 80 → פה (Shé.4:10)
85 Soukkah (Cabane) → 5 + 20 + 60 → סכה (Yésh.1:8)
86 (85 + 1, le Kollel) → Elohim (le Maître des Forces) → 40 + 10 + 5 + 30 + 1 → אלהים

Le Séfer Béréshit (le Livre de la Genèse) nous apprend que l'Adâm, l'homme, a été créé à partir d'une image modelée par Elohim. Tout au long des six jours du commencement, nous voyons que pour créer les différents mondes (le monde des hommes, le monde des anges, etc), Elohim utilise la Parole, qui est porteuse d'énergies créatrices. De même, l'homme, par sa faculté qu'il a de pouvoir communiquer intelligemment et au niveau du Créateur, est capable de créer des réalités spirituelles (les grands Maîtres d'Israël, nous conte le Talmud, s'étaient tellement purifiés et sanctifiés que par leurs paroles ils pouvaient, littéralement, créer des choses physiques, comme leur Père dans les Cieux. A notre petit niveau cela est bien sûr impossible, néanmoins aucune parole ne reste sans effet, et qu'elles soient positives ou négatives, porteuses de vie ou de mort, encourageantes ou décourageantes, etc, elles agissent bien concrètement dans nos vies, à plus ou moins long terme et à plus ou moins grande échelle).

Ainsi, étant forgés selon Son Image, nous pouvons créer par notre bouche, et également par nos organes reproducteurs, qui peuvent transmettre la vie. Qu'est-ce que cela nous apprends ? Qu'une personne qui maîtrise parfaitement son organe sexuel et ce qui sort de sa bouche, qui fait un travail approfondi sur lui à ces niveaux-là, atteint son but dans ce monde, car ces deux éléments sont à la base de la vie humaine matérielle et spirituelle.

« Circoncire » sa bouche (en français apprendre à la fermer) est une grande chose comme il est dit :

« Chimone son fils dit : « Toute ma vie, j’ai grandi parmi les Sages et je n’ai rien trouvé de plus bénéfique pour l’individu, que le silence » (Pirké Avot/Maximes des Pères 1:17)

Circoncire sa chair, pour un Juif, est non seulement un commandement de la Torah obligatoire, mais également une grande source de bénédiction (se référer au Zohar, qui contient un grand nombre de louanges, promesses et bénédictions pour l'homme qui travaille à ce niveau-là).

Cependant, pour arriver à se maîtriser à ces deux niveaux-là, il n'y a qu'un seul chemin possible : celui de la Soukka (même guématria que la bouche et la milah, voir plus haut). Car que représente la Soukka ? La Maison d'étude, là où s'apprend la Connaissance d'HaShem, la Torah sous toutes ses formes (Torah écrite/Bible, Torah Orale/Talmud, Midrash, Zohar, Hassidout, Kabbale, Écrits des grands Maîtres). Seule une personne étudiant la Torah, marchant donc avec le Roi Messie, peut arriver à adhérer à l'Image d'Elohim, car l'étude de Torah mènera l'homme à mettre en pratique tout ce qu'il a appris, et ainsi il s'élèvera toujours plus haut, et cela est le premier pas pour nous sortir d’Égypte (en hébreu Mitsraïm, signifiant « limites, étroitesses ») nous et nos descendants, comme il est écrit :

« Vous vous souviendrez de Mes mitsvot/commandements [étude de Torah], vous les mettrez en pratique, et vous serez consacrés pour votre Elohim » (Bamidbar/Nombres 15:40).

Sans la Torah, impossible de parvenir au but ! Sans l'exemple que nous laissent les Maîtres d'Israël, dont le plus grand d'entre eux, le Mashiah Yéshou'a, notre korban Pessah (« agneau pascal ») la Route sera bouchée, inaccessible, et l'on ne pourra pas sortir de notre esclavage.



 

Le choix t'appartient

La Torah et ses explications sont là, et la connaissance se trouve à la portée de tous, chacun fera donc son choix : les Convocations Saintes d'HaShem (Pessah et la matsah/pain azyme, Shavouôt/Pentecôte, Soukkot/Fête des cabanes) ou les fêtes d'origines païennes. Les mitsvot/commandements comme les Téfilines, l'étude de Torah, les Tsitsit, etc, ou alors les conceptions gréco-romaines.

« Trois fois par années, tous les mâles se présenteront devant la Face de l'Adôn HaShem » (Shémot/Exode 23:17)

« Moi et ma maison, nous servirons HaShem » (Yéhoshou'a/Josué 24:15 »

PS : les Maîtres d'Israël interdisent catégoriquement à un Juif de posséder un « sapin de noël » et de participer à cette fête de près ou de loin. Encore une fois chacun fera comme il veut, il est de toute façon averti. Bien évidement, malgré tout le respect et l'amour que nous portons à nos frères et sœurs Gentils croyants en Yéshou'a, dans les assemblées dites « chrétiennes », il faudra se montrer ferme sur le sujet et ne pas, en tant que Juif, participer à cette célébration, sous quelque forme que ce soit.

 Appendice : Noël

1] Le Messie ne nous a jamais demandé de fêter sa naissance. Dans les Écritures, seuls les grands réshaïm/méchants célébraient leur naissance (Paroh/Pharaon, Hérode, etc).

2] Le Messie n'est pas né à « noël » mais durant la période septembre-Octobre, et plus précisément durant la Fête de Soukkot.

3] Pourquoi, de plus, reprendre une fête païenne et l'incorporer à la Torah ? Sachant qu'il est dit :

« Quand l'Éternel, ton Dieu, aura fait disparaître devant toi les peuples que tu vas déposséder, quand tu les auras dépossédés et que tu occuperas leur pays, prends garde de te fourvoyer sur leurs traces, après les avoir vus périr; ne va pas t'enquérir de leurs divinités et dire: "Comment ces peuples servaient-ils leurs dieux? Je veux faire comme eux, moi aussi." Non, n'agis point de la sorte envers l'Éternel, ton Dieu! Car tout ce qu'abhorre l'Éternel, tout ce qu'il réprouve, ils l'ont fait pour leurs dieux » (Devarim/Deutéronome 12:29-31)

4] L'ancêtre du sapin de noël est déjà décrit par les prophètes d'Israël :

« Car les coutumes des autres peuples sont chose vaine; en effet, on coupe dans la forêt un arbre que le charpentier façonne à coups de hache; puis on le décore d'argent et d'or, on le consolide avec des clous et des marteaux, pour qu'il ne bouge pas. De tels dieux sont comme un épouvantail dans un champ de concombres, ils ne parlent pas, on est obligé de les porter, car ils ne peuvent faire un pas. Ne craignez rien d'eux, car ils ne font pas de mal; mais faire du bien n'est pas davantage en leur pouvoir. Nul n'est semblable à toi, ô Eternel! Tu es grand, et grand est ton nom, grâce à ta puissance. Qui ne te vénérerait, ô Roi des nations, comme cela t'est dû? Assurément, parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, nul n'est semblable à toi. Ensemble ils font preuve de déraison et de sottise, le bois [qu'ils adorent] montre le néant de leur doctrine » (Yirméyahou/Jérémie 10:3-8)


Sources : Tanakh (Alliance du Sinaï)
B'rit Hadasha (Alliance Renouvelée)
Torah orale
 

mercredi 24 septembre 2014

Rosh Hashanna - Shana Tova ! ראש השנה


Demain est Rosh Hashanna ראש השנה (La tête de l'année, le 25 Septembre 2014), le jour de la création d'Adâm Harishon, le premier homme. C'est aussi une mitsva, un commandement de la Torah de le fêter, comme cela est écrit :

 דַּבֵּר אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי בְּאֶחָד לַחֹדֶשׁ יִהְיֶה לָכֶם שַׁבָּתוֹן זִכְרוֹן תְּרוּעָה מִקְרָא־קֹדֶשׁ

"Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de Shabbat, publié au son de la Térouah/trompette/shofar, et une sainte convocation" (Vayiqra/Lévitique 23:24).

C'est aussi en ce jour, avec Yom Kippour, qu'HaShem יהוה juge l'homme et décide, entre autre, si l'individu mourra (has véshalom/D. préserve) ou vivra.

Puissions-nous être scellés pour une bonne année dans tous les domaines.

jeudi 22 mai 2014

Le Shabbat - שבת


Shabbat

Qu'est-ce que le Shabbat ?

La Torah nous dit : « Elohim mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par Lui ; et Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu'Il avait faite. Elohim bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu'en ce jour Il se reposa de l’œuvre entière qu'Il avait produite et organisée » (Béréshit/Genèse 2:2-3)

Avant l'apparition du peuple d'Israël, avant le don de la Torah, le Créateur avait décrété le septième jour de la semaine comme Shabbat, jour de cessation des activités créatrices dans ce monde. Durant cette période, la construction du monde cesse et la Création revient (tashouv, retour = Shabbat) vers HaShem. Ce Jour est donc kadosh (saint, réservé, mis à part) pour le Créateur, ce qui se traduit par une halte dans les activités profanes.

Quand le Shabbat a-t-il été aboli par les Gentils ?

A partir du moment où les conceptions païennes sont rentrées dans la partie du Klal, de la Communauté d'Israël qui avait reconnu Yéshou'a comme le Roi Mashiah. A l'époque de Constantin, empereur de Rome, il a été décrété que « le Seigneur » serait adoré le dimanche, jour où il adorait l'idole sol invictus. Voici ce que l'histoire nous apprend :

« Au IVe siècle, et pour les raisons que l'on devine, Sylvestre ler, évêque de Rome (314-337), dans sa tentative de débarrasser la terminologie chrétienne des réminiscences païennes, décida que le dies solis/sol invictus qui rappelait l'origine mithriaque du dimanche s'appellerait désormais dies dominica, en souvenir de la résurrection du Christ ». C'est comme pour la marijuana : quand on arrive pas à éradiquer, on légalise.

Yéshou'a, devenu donc un « Jésus chrétien romain », s'est vu calquer sur cette aberration, déjudaïser, et devenir le nouveau dieu de l'empire à respecter et adorer.

Et voici ce qui en résultera :

«On observe le dimanche au lieu du samedi, non pas en vertu d’un commandement divin, mais en vertu de la constitution de l’Église et de la coutume du peuple chrétien
(Thomas d’Aquin, Somme Théologique, art.122-4.)

Ceci rappelant cela : « Pourquoi transgressez-vous la mitsva/commandement d'HaShem par votre tradition ? » (Matityahou/Matthieu 15:3).

«Si les Protestants suivaient la Bible, ils adoreraient Dieu le jour du sabbat. En observant le dimanche, ils suivent une loi de l’Église Catholique.»
(Albert Smith, Chancelier de l’archidiocèse de Baltimore, lettre datée du 10 février 1920)

Et encore :

« Le Père Enright affirme sans ambiguïté :
« C'est l'Église catholique qui a transféré le jour du repos du Samedi au dimanche, du 7e jour au 1er jour de la semaine. Non seulement elle a rendu obligatoire l'observation du dimanche, mais au concile de Laodicée, en 364, elle a prononcé l'anathème contre ceux qui observent le Sabbat ».
En résumé, ceux qui veulent suivre le Messie qui est le Roi Juif et observer ses commandements devaient en fait renoncer à la Torah, se « convertir » au christianisme et adopter la « torah » romaine pour suivre le Jésus chrétien ! Car celui qui voulait observer les Écritures se voyait buter à un anathème ! Le monde à l'envers, accomplissant cette prophétie :

« Il [L'empire romain] opprimera les saints [le peuple d'Israël] d'Eliyôn, et il espérera changer les Temps [des Fêtes et du Shabbat] et la Torah » (Daniel 7:25)

Le christianisme étant apparu au sein de l'empire romain, il s'est développé au fil du temps avec cette Torah abolie en son sein, remplaçant Fêtes et Shabbatot du Créateur contre les rajouts païens, se privant par là, malheureusement pour lui, de nombreuses brakhot, bénédictions.

Le Messie ressuscité un dimanche ?

Certains pourraient répliquer que le Messie étant ressuscité un dimanche, on lui dédie ce jour. Pour commencer, le Messie n'est pas ressuscité un dimanche mais le Shabbat soir (motsaé shabbat). De plus, quand bien même il serait ressuscité un dimanche, il n'a jamais demandé de « fêter » son retour du shéol, et encore moins d'abolir le Shabbat par la même occasion. Voyons donc :

Pour beaucoup, le Messie est mort un vendredi après-midi (le « vendredi saint ») et ressuscité un dimanche. Or, de vendredi en fin de journée à dimanche matin, ça fait un jour et des poussières, disons, pour être un peu large, 1,5. Or, les prophéties nous disent que le Messie resterait trois jours et trois nuits, donc 3 [jours]. La Torah nous demande ici un calcul complexe, savoir compter jusqu'à 3. Aux dernières nouvelles, et les mathématiques n'ayant pas évoluées, 1,5 n'est pas égal à 3. Quelle est la véritable chronologie ?

Comme Yona/Jonas, Yéshou'a devait donc rester 3 jours et 3 nuits entiers dans le shéol, le séjour des morts.
Le Mashiah est mort juste avant Pessah/Pâque. Et le Texte dit que le jour juste après sa mort était un "grand Shabbat" (voyez Yohanan/Jean 19:31). Or, le "Grand Shabbat" dans la Torah, en hébreu Shabbat HaGadol, désigne le premier jour de Pessah. Et l'on sait que quand Myriam vient au tombeau, tôt le premier jour de la semaine, le Messie est déjà ressuscité ! Et il est mort le soir, avant le début de Pessah. Donc pour faire vraiment un compte de 3 jours et 3 nuits, il doit ressusciter un soir, étant mort un soir.

Si nous enlevons 3 jours depuis le soir du Shabbat, cela nous donne : Mercredi soir.

Voilà la véritable chronologie : Yéshou'a est mort un mercredi soir, avant le début de Pessah/Pâque appelé le Shabbat HaGadol par la Torah et Yohanan, qui tombe à cette époque un jeudi. Et la résurrection a lieu juste avant la fin du Shabbat.

Au final, non seulement les traditions humaines ont pris le dessus sur le commandement Divin, mais en plus elles sont basées sur des postulats complètements faux.

Le Jour compte-t-il vraiment ?

Tout ceci étant dit, certains peuvent quand même répliquer que le jour même n'a aucune importance, après tout HaShem regarde au cœur ! HaShem regarde au cœur ? Oui ! Mais pas seulement.

Lors du don de la Torah, les Bnéi Israël ont dit : « na'asséh vénishma' », ce qui se traduit pas « nous ferons et nous comprendrons » (Shémot/Exode 24:7).
Sous-entendu, nous T'obéirons, nous suivrons Tes commandements, que nous les comprenions ou non, et plus tard, Tu nous en révéleras la raison. C'est comme cela que ça marche avec HaShem : d'abord le pas de émounah, de confiance, puis plus tard l'explication. Or, aujourd'hui, beaucoup tournent à l'envers : « je » réfléchis, « je » pèse le pour et le contre, « je » vois si ça me convient, « je », « je » , « je »....et si ça rentre dans « ma logique », dans ce que « j'accepte », alors « je » le ferai.

Si HaShem s'est dévoilé sur le Mont Sinaï et a donné des dates bien précises pour les Shabbatot et les Fêtes, est-ce pour faire joli ou pour « remplir » le blanc du rouleau de la Torah ? De profonds et magnifiques secrets se cachent dans l'espace-temps, et lors des dates précisées dans les Écritures où se passent ces miqraei kodesh, ces Saintes Convocations, des « portes spatio-temporelles » s'ouvrent, des « passages » pour que les bénédictions du Créateur se déversent sur Son peuple.

Ceci permet de répondre à la question : Pourquoi le peuple d'Israël a-t-il réussi à traverser l'histoire malgré toutes les catastrophes qui lui sont tombées sur la tête ? Parce qu'en respectant la Torah, il s'est littéralement « branché » à HaShem Lui-même, ainsi, l'éternité s'est déversée dans ce peuple qui, de même, devient éternel ! Les païens eux-mêmes l'ont reconnu, comme il est dit par cet auteur païen, Tolstoï  :

« Qu'est-ce qu'un Juif ? Cette question n’est pas aussi étrange que cela puisse paraître à première vue. Examinons cette créature libre qui a été isolée et opprimée, foulée aux pieds et poursuivie, brûlée et noyée par tous les dirigeants et les nations, mais qui n’en est pas moins vivante et prospère en dépit de tout le monde.
Qu’est-ce qu’un juif qui n’a pas succombé à toutes les tentations mondaines offertes par ses oppresseurs et persécuteurs, de sorte qu’il aurait renoncé à sa religion et qu’il aurait abandonné la foi de ses pères ? Un juif est un être sacré qui s’est procuré un feu éternel du ciel et, avec lui, il éclaire la terre et ceux qui y vivent. 

Il est le printemps et la source d’où le reste des nations ont puisé leurs religions et leurs croyances. Un juif est un pionnier de la culture. Depuis des temps immémoriaux, l’ignorance était impossible en Terre Sainte, de même que de nos jours dans l’Europe civilisée. En outre, au moment où la vie et la mort d’un être humain ne valaient rien, Rabbi Akiva s’est prononcé contre la peine de mort qui est maintenant considérée comme une peine acceptable dans la plupart des pays civilisés. 

Un juif est un pionnier de la liberté. Retour dans les temps primitifs, quand la nation avait été divisée en deux classes, les maîtres et les esclaves, l’enseignement de Moïse interdit la tenue d’une personne comme esclave pendant plus de six ans. 

Un juif est le symbole de la tolérance civile et religieuse : «Donc montrez votre amour pour l’étranger car vous avez été étrangers dans le pays de l’Egypte ». 

Ces paroles ont été prononcées au cours des lointains et barbares temps où il était communément acceptable entre les nations d’asservir les autres. 

En termes de tolérance, la religion est loin de recruter des adhérents. Bien au contraire, le Talmud stipule que si un non-juif veut se convertir à la foi juive, il faut lui expliquer combien il est difficile d’être juif et que les justes des autres religions aussi héritent le royaume céleste. 

Un juif est un symbole de l’éternité. La nation que ni combat ni torture  ne pourrait exterminer, la nation que ni le feu ni le passage des civilisations n’ont été en mesure d’effacer de la surface de la terre, la nation qui la première annonce la Parole de Dieu, la nation qui a préservé la prophétie depuis si longtemps et qui l’a transmise au reste de l’humanité, une telle nation ne peut pas disparaître.

         Un juif est éternel, il est une incarnation de l’éternité ». 

Comment le Juif devient-il éternel ? En se branchant à la Torah, aux commandements, dont le Shabbat.

Et concernant le jour, il faut également savoir que le samedi est bien le Shabbat, puisque ce mot, provenant du latin sambati dies, et issu d'une variante d'origine grecque du latin sabbati dies signifie « Jour du Shabbat ».

Le Messie et ses élèves ont-ils cessé d'observer le Shabbat ?

« Et Shaoul, selon son habitude, s'y rendit ; et pendant trois Shabbatot, il donna des explications à partir du Tanakh » (Actes 17:2)

« Car depuis les temps anciens, il y a dans chaque ville ceux qui proclament Moshé et qui lisent ses paroles dans les synagogues chaque Shabbat » (Actes 15:21)

« Le Jour du Shabbat il alla à la synagogue selon son habitude » (Luc 4:16)

« Le Shabbat les femmes se reposèrent, conformément au commandement » (Luc 23:56)

Les Gentils doivent-ils suivre le Shabbat ?

« Toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches […] ainsi tu es devenu co-participant de la racine généreuse de l'olivier » (Lettre aux Romains 11:17)

« A chaque Rosh Hodesh [nouvelle Lune] et à chaque Shabbat, toute chair viendra se prosterner devant Moi » (Yésha'yahou/Isaïe 66:23)

Il n'est pas interdit de se réunir le dimanche, le lundi ou le jeudi bien sûr, mais à partir du moment où un jour profane remplace et prend autorité sur le Shabbat, et est déclaré « jour du seigneur » cela devient une transgression au même titre qu'un adultère, une autre des 10 Paroles, ou qu'un vol.

Shabbat Shalom !

Sources : Tanakh (Torah – Néviim/Prophètes – Kétouvim/Hagiographes)
B'rit Hadasha (Alliance Renouvelée)
« L'église messianique se lève » de Robert Heidler

lundi 14 avril 2014

Détruire l’Égypte et être un vainqueur (2) - פסח


Détruire l’Égypte et être un vainqueur (2)

La Torah est la Parole d'HaShem, elle a donc sa source hors de notre espace-temps ; elle est enracinée dans l'éternité et s'incarne dans ce monde en « s'habillant », c'est-à-dire qu'elle prend diverses configurations selon les époques et les lieux. La Torah d'il y a 3500 ans est donc la même que celle d'aujourd'hui, et ce qu'elle révèle concernant les civilisations de l'époque est toujours valable aujourd'hui. Néanmoins, l'homme a le devoir de la décrypter et de la dévoiler selon la configuration (l'époque et le lieu) dans laquelle il vit.

Ainsi, le système égyptien de l'époque de Moshé/Moïse est toujours présent dans notre monde. Certaines parties de ce système ont changé d'habit, d'autres sont restées identiques tandis qu'une autre partie n'a fait qu'évoluer. Mais intrinsèquement, il s'agit de la même Égypte.

L’Égypte d'antan comptait (et compte toujours aujourd'hui) quantité de « dieux » : Râ, Horus, Anubis, Isis, Seth, etc, dont certains étaient les « dieux-rois », comme Râ et Horus. Un des symboles représentant la « protection » de ces « dieux-rois » est l’œil d’Horus. C'est un œil qui « voit tout » et symbolise la « présence protectrice » de ce « dieu » à ses fidèles. Aujourd'hui, cet œil est toujours présent dans notre Égypte mondiale (ainsi que tout ce qui se cache derrière), et il se trouve d'ailleurs sur les billets d'un dollar américain. La forme, le graphique de l’œil a évolué, mais il s'agit du même symbole.

Les puissances spirituelles qui « gouvernaient » l’Égypte il y a 3500 ans gouvernent toujours notre monde. Ces puissances s'emparent et contrôlent des hommes qui rejettent délibérément la vérité, afin d'en faire leurs esclaves, comme le rav Shaoul/Paul l'a écrit :

« C'est pourquoi HaShem leur envoie ce qui cause leur égarement et qui les pousse à croire au mensonge. Ainsi, tous ceux qui n'auront pas cru à la vérité, mais qui auront pris plaisir au mal seront condamnés » (2ième Lettre aux Thessaloniciens 2:11-12).

La Torah nous fait d'ailleurs une allusion au fait que l’Égypte soit synonyme du mal sous toutes ses formes : en effet, le mot râ (soit le nom du « dieu-roi » du système de l'adversaire) signifie « mal, mauvais » en hébreu ! De plus, sa guématria (valeur numérique) est égale à 270, ce qui est également la guématria de l'expression יקנעם, « possession du peuple » (nous pouvons comprendre, par allusion, que le peuple est possédé) et עֲנָקִים Anakim (la race des géants issue d'unions illicites) ! C'est-à-dire que dans la langue du Créateur, l'hébreu, le mot désignant le mal absolu est celui désignant le « roi-dieu » du monde !

En réalité, chaque divinité égyptienne ancienne représente une force spirituelle mauvaise, un « ange du mal », qui existe encore aujourd'hui. Les anciens peuples, en s'éloignant d'HaShem et en sombrant dans l'occultisme, le spiritisme et l'idolâtrie, ont mis des noms sur ces forces, ces anges mauvais. D'ailleurs, d'après une certaine tradition orale, ce sont les Néphilim, ces anges déchus (voir Béréshit/Genèse 6:1-4), qui ont appris aux hommes comment entrer en contact avec ces forces pour les manipuler et s'en servir. Ces anges puissants pourraient être à l'origine des anciens « dieux » représentés par la suite (voir plus bas), car leur nature est spirituelle, leur puissance colossale et ils donnèrent naissance aux hommes forts et géants (Ces « hommes forts, de renoms » pourraient également être à l'origine de certaines mythologies païennes parlant d'êtres exceptionnels tels Hercules, les Titans, etc. Des bribes de vérités peuvent s'y être glissées car chaque peuple possédait une tradition orale remontant à l'époque de Noah/Noé).

Sur ce passage de la Torah, le Zohar nous apprend (25a et 58a) que ces Bnéi Elohim s'appelaient Aza et Azaël (d'après le Targoum Yonathan, qui a également enseigné que les magiciens de Pharaon s'appelaient Jannès et Jambrès, noms que Paul reprendra en 2 Timothée 3:8), qu' ils « se rebellèrent dans l'En-haut et le Saint, Béni Soit-Il, les en fit tomber. Alors ils se corporéïfièrent sur Terre et y demeurèrent sans ne plus pouvoir se débarrasser de leur forme terrestre. Ils se prostituèrent ensuite aux femmes de ce monde, et jusqu'à notre époque ils subsistent encore, enseignant la sorcellerie aux humains. Ils ont enfanté des fils qu'ils ont appelés Anakim (géants) et Guiborim (héros). Ces Néphilim furent appelés « fils d'Elohim » (voir Béréshit Rabbah 26:5) » (Zohar Béréshit 58a).

Or, un curieux passage du Zohar nous apprend également que ces Néphilim « proviennent des « oiseaux volants sur la Terre » (Béréshit/Genèse 1:20). Ils apparaissent aux hommes sous un aspect humain, mais sache en fait qu'ils peuvent prendre d'innombrables formes : quand ils sont descendus, ils se sont enveloppés de l'air du monde et ils ont ressemblé aux hommes » (Zohar Béréshit 58a).

Il est donc fait mention d'anges déchus, « provenant d'oiseaux volants sur la Terre », et ressemblants aux humains, enseignants la sorcellerie et l'occultisme aux hommes. Or, « l’œil de la providence » rapporté plus haut n'est ni plus ni moins que l’œil d'Horus, Horus étant un « dieu » ressemblant à un homme avec...une tête d'oiseau ! Et son nom signifie entre autre « celui qui est au-dessus »....et qui serait tombé (Néphilim, voir Rachi sur Béréshit 6:4) par la suite ?

Oui, Horus, Râ et les autres sont les « habits » des puissances spirituelles adverses, puissances du mal, et qui « existent » toujours aujourd'hui. Seulement on ne les représentent plus avec des têtes de chacals, et gravés sur des murs de pierres comme dans l'Antiquité en Égypte. Les représentations ont changé, mais les puissances destructrices restent les mêmes.


Or, flirter avec ces puissances entraîne le Jugement Divin, car un homme ne doit rentrer en contact qu'avec le Créateur, HaShem, et non avec des forces spirituelles autres. Mais les peuples étant rebelles, ils sont alors livrés au satân. Et si un homme décide de rester dans ce camp, il reçoit alors (spirituellement) une marque sur la main ou le front (marque qui, selon certains avis, pourrait être physique dans un futur proche, voir Révélation/Apocalypse 13). Les Tsaddikim/Justes reçoivent également une marque à ces emplacements, comme il est dit :

« HaShem lui dit: "Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et tu dessineras un signe sur le front des hommes qui soupirent et gémissent à cause de toutes les iniquités qui s'y commettent." Et aux autres Il dit, à mes oreilles: "Passez dans la ville derrière lui, et frappez; que votre œil n'ait pas d'indulgence et n'ayez pas pitié. Vieillards, jeunes gens et jeunes filles, enfants et femmes, tuez-les, détruisez-les, mais de tout homme qui porte le signe n'approchez pas » (hézqèl/Ézéchiel 9:4-6).

« Ne dévastez pas la Terre, ni la mer ni les arbres jusqu'à ce que nous ayons marqués du sceau le front des serviteurs de notre Elohim » (Révélation 7:3)

Or, il est intéressant de constater que le commandement des Téfilines (Shémot/Exode 13:9) consiste à placer des parchemins de la Torah en signe sur sa main et sur son front. Et pourquoi cette mitsva ? Car la Torah demande à l'homme de matérialiser par cet acte une réalité spirituelle (et pratiquer le commandement de manière physique est aussi important que sa réalité spirituelle !).

Et pourquoi placer une marque le front ? Car la tête est le siège de la pensée, de la volonté. L'homme qui suit HaShem et la vérité engage son libre-arbitre sur le chemin de la vie, et en mettant Sa marque, Son signe sur le front, HaShem dit d'un tel homme : « lui M'appartient ».

Ainsi, chaque Juif doit mettre les Téfilines chaque jour (sauf Shabbat et jour de Fête) car c'est un rappel, une marque physique de l'appartenance à Israël, le peuple et l'épouse d'HaShem. Ceci est extrêmement important !

Pour conclure cette préparation à Péssah/pâque, que signifie détruire l’Égypte ? C'est détruire ce système qui cherche à mettre l'homme à la place d'HaShem, c'est détruire sa sœur jumelle Babylone, c'est détruire les Néphilim, c'est détruire 'Amaleq, c'est tout simplement détruire tout ce qui est contraire à la vérité et à la vie !

Le monde n'a pas changé. Il est toujours rempli d'idoles, d'Anakim, de forces spirituelles mauvaises. L’Égypte ancienne existe toujours, et la grande masse humaine continue toujours à casser des pierres, et à les tailler, pour construire des pyramides, des temples aux idoles. Nous continuons toujours d'offrir nos enfants à Molèkh/moloch (dont l'esprit aujourd'hui anime l'immense majorité des programmes à la télévision, comme l'a dit David Wilkerson). Les maîtres d’œuvres qui font avancer les travaux sont les politiques, les stars d'Hollywood et les chanteurs pervers de tout bord, simplement le micro a remplacé le fouet.

« Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le Soleil » (Kohélèt/Ecclésiaste 1:9)

L’Égypte, Babylone, appelons-la comme nous le voulons, voit néanmoins ses jours comptés, car le Roi Messie vient mettre un terme à cette folie débutée il y a plus de 5000 ans. Maintenant le véritable Royaume arrive et va pulvériser l’Égypte, qui deviendra de la paille soufflée par le vent, et l'on entendra plus jamais parler d'elle.

Détruire l’Égypte ? C'est vaincre la mort, amener la Délivrance Finale, le Royaume Messianique et ressusciter pour la vie éternelle, la Véritable Vie !

Sources : Tanakh (Première Alliance)
B'rit Hadasha (Alliance Renouvelée)
Zohar, sur Béréshit
« Sonne la trompette et avertis mon peuple » de David Wilkerson